PAU-ARNOS - 16 et 17 juin 07 - Round N°2
Départ des Yvelines à 12h30. Pau est à l’autre bout du monde près de 800kms…Bon sang que c’est loin. On débarque sur le circuit vers 21h00 après quelques passages épiques à travers d’étroits chemins de campagne. Rapide bonjour à quelques connaissances, un tour de circuit à pieds avant la nuit et installation dans les boxes. Pour ce week-end, Defré court en Twin Cup (une course longue d’une heure avec ravitaillement, et une course sprint de 20 tours), Sam et moi courrons l’ERT (endurance de 4heures), et Sam s’aligne également en Top Twin catégorie « Light », histoire de vérifier son bon état de santé (donc 2 courses sprint en plus de l’endurance !).
Vendredi 15/06 :
Temps couvert, sec. Nous découvrons tous les trois ce circuit. Notre tour pédestre de la veille nous a fait voir un tracé bien plus vallonné que ce que les vidéos du Net ne pouvaient nous laisser deviner. On dirait un Lédenon en un peu plus étiré. Nos premiers roulages nous le confirmeront. Ce circuit est plus rapide. La belle décente avec ce grand droit avant l’épingle est magnifique. Gros cœur oblige, Sam parviendra rapidement à y souder complètement sa poignée droite. La sortie de l’épingle m’a réservée mon tout premier « high side » avec les fesses bien au dessus de la tête, bise à la bulle de la moto et retour en selle façon rodéo avec arrêt violent du tibia contre le repose pied (un bel œuf en prime à la sortie : même pas mal !!). Le « Laguna Seca » est un vrai casse tête. On finira par comprendre qu’il est préférable d’y faire un passage lent mais bien posé plutôt que de vouloir à tout prix aller vite au risque de perdre son avant rattrapé de justesse sur le changement d’angle après mon «high side ». Pour le reste du circuit, les trajectoires doivent être précises, et il y a assez peu de freinages. Le pif-paf du bout de ligne droite est un grand moment…
Samedi 16/06 :
Temps beau et chaud pour les qualifs et les premières courses de Defré et Sam. Bonnes séances pour chacun de nous, avec des chronos incroyables de Sam (1’29’’3 pour une découverte… chapeau !), Défré en prise avec des problèmes de train avant tâtera douloureusement du genou un vibreur qui na pas voulu bougé, et moi je partirais en seconde séance qualif en oubliant mon transpondeur.

Première course de Sam avec un départ un peu moyen, mais notre British volant au guidon de son brêlon de SV va très vite malmener la meute de gros bi-cylindres de 1000cc gavés de leurs 150 chevaux, et du haut de ses 70 vaillants poneys décrochera un 11ème place au scratch sur 27 en reportant au passage la victoire de sa catégorie « Light ». Podium et champagne, mais ça rit jaune aux pieds des marches.

Défré part pour son endurance d’une heure. La concurrence est rude, et avec un départ en 6ème ligne bien meilleur qu’à Lédenon, Defré s’en sort plutôt pas mal. Il parviendra à décrocher une 19ème place finale.
Dimanche 17/06 :
Debout 6h45. Le temps est très couvert mais sec. Pas pour longtemps : 7h30, il pleut. D’abord quelques gouttes puis rapidement une vraie pluie s’installe. Le départ prévu à 8h30 sera effectif à 9h00. Départ en épis type « Le Mans ». Ayant fait le départ de Lédenon, Sam est cette fois-ci sur la grille. Au cumul de nos temps, et vu que ma seconde séance qualif à été nulle pour absence de transpondeur, nous partons en 10ème position sur 28. Assez bon départ de Sam. Nous partons pour des relais d’une heure chacun. Au premier relais, il pleut toujours. Je pars à mon tour, et m’aperçois rapidement que mon moteur a un problème. J’ai des ratées aléatoires, des coupures d’allumage et mon moteur ne marche que sur une patte. Sachant le programme de courses de Sam, je me refuse à rentrer aux stands en espérant voir disparaître le problème. Mais après 45 minutes de relais le problème reste persistant. On glisse dans le classement à la 12ème place. A l’entrée de la ligne droite, Vincent Eisen me passe et roule dans une flaque d’eau. Moi les yeux cherchant une panne moteur, je reçois en pleine poire toutes les projections d’eau, et pense instantanément à la rupture d’une durite de radiateur. Sans couper, je cherche tête baissée. Quand je relève la tête, panique à l’entrée du pif-paf. Trop tard ! Je tire tout droit dans l’herbe mouillée puis les cailloux, et réussit à reprendre la piste sans encombres. Dans le tour suivant, de rage, je cogne du poing sur mon réservoir jusqu’à le déformer. Sam et Defré décident de me faire rentrer. Je rentre au tour suivant dans les stands, mais Sam n’est pas prêt. Je repars pour un tour, et puis comme par enchantement, mon problème d’allumage disparaît. Ma moto fonctionne de nouveau parfaitement. Je prolonge donc mon relais jusqu’à 1heure et 25 minutes. On identifie le problème comme celui d’eau dans le puits de bougie du cylindre avant. Mon arrêt aux stands ayant aidé à son évaporation. La piste est toujours humide, mais elle commence à sécher. Sam part en pluie à l’avant et à l’arrière. On projette alors un relais de 40mn pour lui, puis le reste de la course pour moi. Je décide de mettre un sec à l’arrière. Prématurément, Sam indique qu’il a un problème. Lui aussi rentrera avant que je ne sois totalement prêt. Il repart pour un tour. Je prends mon relais, et là c’est le top. Certains sont en sec avant et arrière, d’autres en pluie sur les deux roues et moi je roule nickel avec mon sec à l’arrière. Pendant 25 minutes la piste est mi-sèche, mi-humide, puis quelques gouttes tombent et la pluie s’installe de nouveau. Je suis alors en délicatesse avec ma roue arrière. Sam prend un dernier relais avec ses pneus pluie, et on conclut cette course à une belle 5ème place. Peut-être arriverons-nous un week-end à avoir une course sans problème…

A peine le temps de dire ouf, et la seconde course Top Twin de Sam démarre en avance sur le programme. Toujours sous la pluie, Sam est confiant et cette matinée a été une bonne mise en jambe. Il nous fait un départ magnifique, se place 6ème à la sortie du pif-paf, se permet un inter de toute beauté dans le double droit qui suit pour attraper la 5ème place. Non content, dans l’autre double droit du haut du circuit, il prend la 4ème place et se retrouve sur les talons de Philippe Domischal ‘himself’ qu’il peut et feint de passer! Il boucle le premier tour à la 4ème position, se fait déposer par les 150 chevaux du numéro 7, mais à la sortie du pif-paf lui colle un inter de titan ! C’est superbe ! Du grand Sam. Les grosses cavaleries finiront par avoir raison de son poney à roulettes, et après ces démonstrations, les écarts se creusent. Du fait d’un manque de
panneautage de notre part à moi et Defré, Sam roule plus tranquille et se laisse surprendre par le dépassement du numéro 3, l’un de ses adversaires directs dans la catégorie « light ». Il accroche sa roue, mais trente chevaux de mieux feront la différence. Je le panneaute alors sur le n°400, un autre adversaire qu’il arrivera à contenir pour décrocher une superbe seconde place et son deuxième podium du week-end. Il conclut cette course à une superbe 7ème place au scratch. Chapeau !En fin d’après-midi, c’est au tour de Defré d’être en piste pour sa course sprint. Il ne pleut plus, mais la piste est encore très mouillée. Tout le monde est en pneus pluie. Defré fait un bon départ, et après quelques tours alors que le soleil est revenu, la trajectoire sèche rapidement. Avec Sam nous hésitons à le faire rentrer. A la mi-course plusieurs chutes ont lieu dans le même tour car les pneus pluie se dégradent vite. Il y a un coup à jouer et avec Sam, nous décidons de le faire rentrer pour un changement de roue arrière et alors que
nous attaquons le démontage de sa roue, le drapeau rouge est sorti. La direction de course décide d’interrompre l’épreuve avant terme de manière un peu cavalière. Heureusement pour Défré, le classement du tour précédant la présentation du drapeau sera retenu pour le classement et il termine à une belle 14ème place. Il entre donc dans les points.Prochaine étape, Carole les 7 et 8 juillet...












I can’t believe how the first guy manages to do those lap times with all the traffic on the track. It sounds stupid but when you are lapping in the top 5 there are a lot of people to overtake.





L’après-midi de l’ascension fut trop court du fait de la quantité de pilotes venus rouler, et mi-juin, la pluie était venue gaspiller une bonne part de la journée programmée. Au bilan, en conservant le pneu arrière détruit de Lédenon, les réglages se peaufinaient et on arrivait même à retrouver un pneu plus propre.Durant les 15 jours précédents la course, nous avons réparé, repeint et finalisé l’esthétique de notre machine.




La modif m’inquiète, mais, une bonne heure après, la nouvelle batterie est en place dans le panier et Sam part pour sa première séance qualif. 1’09’’8. Il confirme. Pour ma part je reviens avec un 1’11’3. Je suis vraiment à l’arrêt dans les virages, et mes freinages sont bien trop précoces. Y’a vraiment du boulot à faire pour obtenir des passages en courbes plus rapides. Je manque de foi en l’avant. C’est dans la tête !! L’après-midi la température monte, Sam tombe un 1’09’3. Moi, je focalise sur les temps de mon Lapcom. Erreur !! Je fais une sortie dans l’herbe à Alpha, tire tout droit dans le bac à gravier du droit avant le double gauche (grosse sueur !!), et ne fais pas mieux que 1’11’’5. Ca m’agasse d’être autant à la ramasse, pourtant j’ai l’impression de mieux comprendre certains passages. Mais bon, au cumul, on partira 4ème et donc en première ligne. Defré et Cédo partiront 21ème. Sam ne souhaitant pas particulièrement faire le départ et le tirage au sort m’ayant désigné, je ferais le premier relais. Notre stratégie est assez simple : 4 heures de course, 2 pilotes, 2 relais de une heure chacun.

Dimanche 02/07 : Hier on a remarqué avec Sam, une légère fissure sur le raccord de notre échappement. Pour ne pas prendre de risque, je suis passé le soir même renforcer la soudure à notre atelier. J’arrive à 11h00 au circuit après une nuit moyenne. J’ai quitté la maison avec la déchirure de mon petit bonhomme pleurant qu’il voulait venir avec moi faire de la moto. Je suis angoissé, et j’espère que ma femme et lui pourront passer pour le départ. La pression monte doucement.

progressivement un joyeux mouvement d’allers et venus continus d’amis et de membres des familles de chacun de nous. Je suis heureux que ma mère, ma sœur et ma nièce Victoria soient venues et qu’elles découvrent ici les courses motos. Mon fils et ma femme sont là. Je vais mieux. Mon cousin et des pôtes sont également venus, tous avec leurs t-shirt du team. C’est classe !

Avec plus de cœur je pouvais viré second dans le premier gauche. Je suis trois, puis quatre dans le virage suivant, puis cinq, puis six, sept…oh, oh OH !! C’est une course mon pote, alors réveil et met du GAAZZ !!! Après deux tours timides, je commence à entrer dans le rythme, mais certains sont déjà loin et d’autres forcent pour me passer dont un plus que les autres et qui réussit à me passer dans le quatrième tour. Je réagis et le repasse dans le même tour, mais je le sens pressant et nerveux. Au tour suivant à l’entrée de la parabolique c’est le crash. Probablement impatient, il vient touché ma roue arrière et passe par-dessus sa machine.
Croyant dans l’instant avoir maladroitement tombé un rapport, je vois sa moto passer à côté de moi dans un gros bruit de glissade. Je suis sur mes roues sans réellement réaliser

minutes de courses, j’ai soif. Je commence à avoir mal et à avoir du mal. A la sortie de ‘Golf’ après avoir fais un freinage en entrée sur un concurrent, je fais une grosse glisse à la ré accélération pour ne pas me faire reprendre. C’est une première. Sensation garantie ! Une heure, c’est long. Il fait incroyablement chaud et j’ai mal au dos. Pour ne pas me laisser allé et faire une erreur, je redouble ma concentration en forçant le rythme pour chercher systématiquement à passer le pilote qui me précède. Je regarde la montre collée sur le T supérieur : il est 16h55. On est parti à 15h48, le relais devrait se faire. Le tour suivant Isa me présente le panneau. Encore un tour et on ravitaille. La séquence est parfaite et bien réglée. Nos pompiers brothers assurent nickel, et Sam part pour son relais. Moi, j’enlève casque et gants et m’effondre sur ma chaise, vidé, épuisé, littéralement rincé. 35 minutes me seront nécessaires pour récupérer de cet effort. Je vois ma mère plus qu’inquiète au regard de ma face déconfite. Hydratation, sucres et barres énergétiques me redonnent des forces. Sam roule bien et propre. Son relais touche presque à sa fin quand le Pace car intervient de nouveau. Son heure s’allonge de 15 minutes avant son retour dans les stands. On ravitaille de manière toujours aussi nickel, et je repars pour 20 à 30 minutes de relais prévu. Ma mise en route est plus rapide. J’ai bien récupéré et 20 minutes, ce n’est pas très long. Comme Sam tourne plus vite que moi, j’ai dis à Isa de lui proposer d’écourter mon relais s’il le sentait bien. 
Après 20 minutes, je vérifie donc mon panneautage. Tous les gens sont contre le muret, et j’ai du mal à distinguer où nous sommes. Je roule depuis plus de30 minutes quand j’aperçois Sam, combinaison autour de la taille, me faire des grands signes de ‘Go ! Go ! Go !’. Le n°67 vient de 


















Ces dix jours qui nous séparent de la course ont été incroyablement stress : modif, montage, peinture, réglages,etc… je passe sur les détails des nuits très courtes et des courses à faire d’urgences au milieu des journées de boulot et des contraintes familiales. On fini l’assemblage le jeudi matin, chargement, et départ à 13h30 de Paris.

20h30 : arrivée circuit. Montage du barnum, déballage, installation et dodo vers 1h30. Vendredi, debout 7h00. On fait les deux séances libres du matin avant de passer aux contrôles technique et administratif. Lédenon n’a pas changé en une semaine. C’est vraiment magnifiquement chaud ce circuit. Sam accroche les 1.39s et moi un gros 1.40s. La météo pessimiste nous annonçant de la pluie et des orages durant le week-end, nos seconds trains de jantes sont montés en rain. Le soir, nous répétons et simulons nos ravitaillements, car à quatre pilotes pour deux motos, il faut être synchro et connaître son rôle parfaitement. Sereins quant à notre préparation, le réveil du samedi est gris, et la pluie arrive. La première séance qualif est à 9h00. Le bitume du paddock semble peu humide, et on décide de partir en pneus secs. Erreur. Le circuit est quant à lui bien mouillé, et la moto trop délicate à maintenir. Au 3èmé tour, Je ne vois plus Sam passer. Retour à la tente, ouf pas de chute c’est l’embrayage qui ne fonctionne plus. Sam soupçonne une rupture du câble, mais c’est en fait le système hélicoïdal à billes qui est hs. Bien entendu c’est la seule pièce d’embrayage que nous n’avons pas en double. Pendant que je téléphone aux concessions alentour, Defré fait le tour du paddock pour en trouver une et c’est l’équipage n°40 qui peut et accepte de nous dépanner. Par sécurité, on fait l’aller - retour Alès, accueil super cool de Thierry, Boos de la concession qui ponctionne la pièce sur une Bandit dans l’atelier. Le deux séances de l’après-midi sur le sec remettent les compteurs à zéro, et au cumul de nos temps, nous décrochons la 3ème place sur la grille avec Sam en 1.38s2 et moi en 1.39s tout rond. Après l’affectation des équipages dans les boxes, on déménage tout notre barda pour être fin prêt à 8h30 le lendemain.

Dimanche. La pression monte d’un cran. Appel en pré grille, warm up avec panneautage pour bien repérer le panneau, simulation de départ avec deux tours de chauffe, mis en place sur la grille, tout est ok. Forfait de l’équipage placé 2, on se retrouve second sur la ligne de départ.




L’écrasement du tube est la première chose qui s’est produite, et à moins de le remplir de sable bien compacté et éventuellement de le chauffer, il est impossible d’arriver à faire un beau cintrage. 

Peter, mon ami suédois qui était venu pour se bricoler un système de tringle pour son appart, a relevé le défi en nous réalisant ce collecteur en un tour de main. Découpe d’une multitude de petites sections anglées, ajustées une à une, soudées puis disquées.

Un boulot magnifique pour une première, fait en tout juste cinq heures. Enorme Merci Peter pour ta superbe réalisation et le temps que tu nous consacrer. On l’avait rêvé, tu nous l’as réalisé.










































